Le 12 avril, nous organisons la deuxième édition du BRM « Le deux-cents de Sceaux », retrouvez toutes les infos sur notre page:
https://www.ctvsceaux.fr/brm200
Vous pouvez vous inscrire via la lien ci-dessous:
Agenda: Parcours pour le Dimanche 18 janvier
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Jan
18
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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2025 : année rayonnante sous le signe du CTVS pour Sylvain_78
Avant d’aborder 2025, je vous dois une courte présentation.
« Le vélo, ça ne s’oublie pas ! »
Je découvre le vélo tout terrain cross country en 2004 quand je vis à Fontainebleau. En solo, puis en club FFC de 2006 à 2009, années où je totalise… 12400km. Durant ces années, j’ai progressivement pris goût à la route, mais je me cherche : bon à l’entraînement, pas en course !
2010 marque le début de mon éloignement durable du vélo.
J’emménage à Sceaux en 2023, et cela coïncide avec un changement de vie qui a alimenté mon désir profond de retrouver une pratique cycliste.
J’ai bien évidemment contacté le CTVS à ce moment-là. Mais, j’étais trop impressionné par les activités du club pour adhérer. J’avais besoin de retrouver des sensations et mon propre rythme, sans brûler d’étape.
J’ai donc repris le vélo progressivement en utilisant, évidemment, les parcours publiés sur le site du club chaque semaine. Grâce à eux, j’ai joint l’utile à l’agréable en découvrant la région de Sceaux. Et je dévore les récits et suis les pérégrinations de David T. et Christophe B. pour m’inspirer.
Ainsi, en 2023, je parcours 446km ; puis 1700km en 2024.
« Seul, on va plus vite… »
Je démarre 2025 avec l’envie de me rapprocher de la distance mythique de 200km sur une sortie. À part ça, je pense seulement augmenter un peu mon nombre de sorties hebdomadaires. Mais les évènements ont pris une tournure que je n’imaginais pas.
D’abord, je termine ma toute première course à pied en février – le 10km du Cross de Sceaux, mieux que prévu. Surfant sur cette forme, je reprends le vélo en mars et réalise rapidement mon premier 100km de l’année.
Pas d’BRM, pas d’problème !
Et un rendez-vous est vite fixé : le Brevet Randonneurs Mondiaux (le BRM) de Sceaux en avril. Je m’engage dans une nouvelle préparation physique et mentale. Je valide mes recettes de boissons et aliments de l’effort. J’équipe mon vélo d’une sacoche pour emporter mon repas. Je crains la fringale et la défaillance sur cette longue distance. Mais c’est très excitant d’autant que le tracé passe sur des terres connues à Fontainebleau. C’est un peu boucler une boucle !
Malheureusement, une succession de problèmes matériels m’empêchera de prendre le départ. Le jour J, j’observe envieux les participants dans la montée de l’avenue Poincaré…
Vélo réparé, une semaine plus tard, je me lance seul sur cette trace. Le brevet est alors secondaire, seule m’anime la question de savoir si je peux rouler cette distance à 24km/h. À mi-parcours, durant mon piquenique au bord du canal face au jardin du château, je commence à réaliser que l’objectif est à ma portée…
Ce parcours sera bouclé en 8h19 à 25,5km/h de moyenne. J’aurais pu valider le BRM ! Et je n’en reviens pas. Je ne réalise pas immédiatement que je viens de me prouver à moi-même que ma préparation sérieuse avait effacé la peur de l’échec physique et mental. Cette « réussite en solo » est vraiment un cap déterminant dans mon année !
Beaucoup plus serein, je m’autorise à aller rouler plusieurs fois sur les grands parcours avec le CTVS le dimanche, en vue de mon adhésion à la rentrée. Sans m’avouer que je cherchais de nouveaux objectifs, je me nourris des échanges avec Daniel V., Nicolas L., Lionel R., entre autres. Et en écoutant Pierre B. me narrer certains épisodes de sa grande expérience de Diagonaliste – Incroyable! – voilà qu’une idée germe…
Il a un petit vélo dans la tête celui-là !
À l’arrivée de l’été, je me lance un gros défi : parcourir 700km en 2 jours consécutifs.
Le 03 juillet à 4h du matin, je prends mon premier départ by-night pour un Sceaux-Bruxelles, ville où j’ai vécu quelques années. Des mois plus tard, les émotions ressenties lors de la traversée de Paris, puis du Val d’Oise familier, vibrent encore en moi. Cette première aube en vélo sur la route de Mortefontaine est à jamais imprimée dans ma mémoire : le ciel bleu, la quiétude des champs, la douce chaleur estivale matinale et la mélodie rythmée de la chaine et de la roue libre… Je chante 🎶 Bicyle, Bicycle, Bicyle, I wan’t to ride my bicyle…🎵! Tout roule et peu avant midi, je déjeune à Saint Quentin, d’une pizza (rassuré par un témoignage récent de David sur Strava à propos de la digestibilité des tomates !). Dans l’après-midi sous un grand soleil après Bavay, les pavés rouges caractéristiques m’indiquent que j’entre en Belgique ! 2km de secousses, mais l’ascenseur émotionnel est au sommet ! Bien sûr, la route est encore longue. À Écaussinnes, je récupère le RAVEL, la piste cyclable pour Bruxelles. L’euphorie et une topographie favorable me rendent moins vigilant : je commets là ma première grosse erreur !
Il me reste trop peu d’eau. Plus de 40km sans pouvoir m’hydrater malgré la forte chaleur, c’est très dur… Les derniers hectomètres dans Bruxelles sont insupportables – je dois m’arrêter régulièrement à cause des douleurs aux jambes. Mais je finis par gagner la Grand Place – fermée pour un son et lumière ! C’est ballot. Un salut au Manneken-Pis et en prenant la longue montée de la rue des Colonies, je me lance dans les 13 derniers kilomètres à parcourir… À 21h, je termine mon premier 350km !! Je suis sec, mais j’ai réussi. Arrivé chez mon parrain, il prononcera, admiratif, un « Malatooo ! Sei un fenomeno !! », quelques mots qui me touchent beaucoup.
Malgré un hébergement au top, la courte nuit est insuffisante. Et au départ le lendemain à 4h, la fatigue est bien là. Je me focalise sur l’itinéraire, différent pour varier les plaisirs. Quelques frayeurs au sud de Bruxelles (des chemins gravel imprévus, pas adaptés à mes pneus en 23, des travaux…) me font oublier que je suis parti sans… petit déjeuner ! Résultat, après 2h et 40km dont 15 de jolies bosses, je suis sans jus, frissonnant et dois m’arrêter. L’essentiel de mon ravitaillement y passe… Seconde grosse erreur, avoir négligé l’alimentation et les emplettes avant d’arriver la veille. Reparti, je roule jusqu’à la France. Dans Bavay (celle de la veille), je perds du temps pour réunir de quoi me ravitailler. Philosophe, je repars dans un bon rythme… vite stoppé par un passage à niveau fermé pour travaux qui me force à un détour de 10km. C’est démoralisant, car la distance totale du jour monte soudain à 360km. Le doute s’insinue. J’ai oublié de vous dire : le jour 1 totalisait un dénivelé positif de 2200m, mais celui du jour 2 dépasse 2700m… Je m’efforce de me concentrer sur le présent et roule ! Plus tard, en contournant Saint Quentin dans une campagne désertique, le bon rythme est à nouveau interrompu par une cuvaison (crevaison dans un enchainement de cuvettes). En plein soleil méridien, la réparation est pénible, ma cartouche de CO2 n’est pas adaptée. Repartant après avoir insuffisamment gonflé à la pompe à mains, la spirale négative continue son travail de sape. Pourtant, je m’accroche. Mais, les bosses, comme la montée vers la Manufacture des Glaces à Saint Gobain m’épuisent sûrement : les arrêts se multiplient, mal aux jambes, difficulté à boire. À 19h, après 260km, je m’arrête à Pierrefonds où mon père viendra me chercher en auto. Une délicieuse pizza me réconforte en attendant mon chauffeur, et je me surprends de ne pas voir d’échec dans cet abandon. Après tout, je n’avais jamais parcouru seul 610km avec 4500m verticaux en 2 jours !
Honnêtement, quelques jours après mon retour, cette première expédition va évidemment en nourrir une nouvelle ! D’abord parce qu’un ami Bruxellois espérait rouler avec moi lors de mon passage. Et puis quand même, je n’aime pas rester sur un objectif non atteint.
Des flècheuh, des flècheuh, oui mais des Flèches de France !
🎶 Bruxelles, je t’aime 🎵, mais je compte m’y rendre en roulant moins chaque jour. Je veux également me frotter à une distance d’environ 500km. C’est là que les Flèches de France de l’Audax Club Parisien dont j’ai entendu parler les dimanches, entrent en jeu. Paris-Lille et Strasbourg-Paris seront mes étapes avec leur tracés validés, me permettant de me concentrer sur les parcours intermédiaires qui traverseront Belgique, Grand-Duché et la Moselle – dont Pierre B. m’avait un peu parlé !
Mi-septembre est alors idéal pour relier la Porte d’Aubervilliers à celle de Vincennes… en 6 jours. Et cette fois, je roule sous la bannière du CTVS !
Jour 1 – Paris – Lille
Le premier jour, départ à 4h15 de Sceaux pour Paris. À 16h10, à Lille, je ne réalise tout simplement pas avoir parcouru tous ces kilomètres ! Paradoxalement, j’ai l’impression de retenir moins de choses par rapport à mon premier raid. C’est probablement lié à la préparation détaillée des points de contrôle, des ravitaillements – moins d’1h30 d’arrêt en tout – et l’étude des difficultés du tracé (NDLA : après la rédaction de ce bilan, j’ai découvert que cela s’appelle « l’état de flow »). Je retiens quand même que j’ai pris ma revanche à Pierrefonds ! Si j’ai bénéficié d’un peu de vent arrière, de fortes pluies m’ont accompagné de Bucquoy à Douai ! Au final, je termine – incrédule – pile dans le délai que je m’étais fixé et obtiens l’homologation « Or ». Très content de cette première Flèche !
Jour 2 – Lille – Rochefort (BE)
Le deuxième jour, bien reposé, j’ai pourtant du mal à démarrer. C’est sans importance, me dis-je, la sortie est plus courte et prévue pour un rythme tranquille. Après Lille, la route jusqu’à Bruxelles emprunte de belles portions vallonnées avec de jolis « taquets ». Le paysage rappelle celui des Cantal-Corrèze. Après avoir gravi le Mur (pavé) de Gramont, je retrouve mon ami Benoît. Nous (nous) attaquons peu après à (dans) un autre monument pavé dans Kapellestraat. Benoît m’accompagne à travers Bruxelles et le Bois de la Cambre jusqu’à Rixensart où nous nous quittons après un nouveau beau mur bien raide – les voitures ne pouvaient nous dépasser ! Direction Namur. Le plat pays, c’est en Flandres ! Cette ville se mérite après 32km de montées à 3-4% et certains passages pavés affreux. Ma chaîne couine beaucoup et avant les vraies difficultés, j’obtiens d’un bar un peu d’huile de table pour la lubrifier. Les habitués, déjà intrigués, ouvrent des yeux grands comme des soucoupes lorsqu’ils entendent que j’arrive de Lille et me rends à Rochefort. Il est presque 17h30, il reste 52km, les plus difficiles. Il ne faut pas mollir ! Mais d’abord 8km de ligne droite montante démarrant à 7% et finissant à 5%. Quelques kilomètres après, je me sens en forme et j’enchaîne sur un nouveau raidar à 12%… et bam, ma chaine explose juste après ! Sidéré, ma première pensée est que tout est fichu là, au fin fonds des Ardennes. Mais, j’ai mon dérive chaîne… Réparation et nettoyage du cambouis me font perdre 20min… la crainte d’arriver by night et manquer de repos ne me quittera plus. Très vite, le soleil amorce déjà sa descente ! Heureusement à 20h, me voilà à Rochefort après 235km et 2500m de dénivelé positif. Une pizza rapidement avalée me donne la force d’affronter le 12% menant à mon hébergement. Ce n’était pas vraiment ce que j’appelle une sortie de récupération !
Jour 3 – Rochefort – Stiring Wendel
Cette nouvelle étape en montagnes russes ardennaises est LA journée difficile du programme pour mon 23. Fatigué, mais paradoxalement, plus frais que la veille. Probablement les œufs du jardin offerts pour le petit déjeuner ! Échauffement de 10km sur quelques bosses sous la pluie. Puis suivent 5 côtes de 7km à 3.5% de moyenne. Le temps reste maussade et froid « là-haut » et le parcours alterne forêt, côtes et descentes au milieu des champs. Après 3h15 de ce régime, j’atteins la frontière avec le Grand-Duché et je fais enfin une pause chez Stouvenaker, un pâtissier ancien coureur cycliste ! Puis, ça repart via la rue de Belle-Vue avec son passage à 11% ! Après, je traverse le Grand-Duché grâce à la superbe piste cyclable de l’Ater. À Luxembourg, une pause s’impose. Je déjeune de sushi, auxquels je dois certainement mon exploit du jour dans la rue pavée et en épingles des Pruniers, franchissant ses 16% sans mettre pied à terre. Je reprendrai mon souffle pendant quelques minutes quand même… Ensuite, direction la Moselle, que je longe jusqu’à Sehndorf où la trace m’entraine dans les vignes ensoleillées et un nouveau 13%. Je redescends sur les bords de la Saar, mais le temps se gâte et une énorme averse estivale m’arrose avant de remonter à Stiring-Wendel, mon étape. Je la redoutais, c’était vraiment dur par moment, mais cette journée se termine au bout de 226km avec 2300m de dénivelé positif. Ce soir-là, j’avais hâte d’être au lendemain pour pouvoir souffler !
Jour 4 – balade alsacienne
Dimanche, comme sur le Tour, c’est enfin la journée de repos ! Après un seul petit kilomètre d’échauffement, me voilà dans la première montée, courte – 1.5km – mais pentue avec ses passages à 7%. À Grosbliederstrof, un arrêt intuitif dans une boulangerie fréquentée ajoute quelques bretzels à mon panier repas. Journée calme : au programme, longer la Saar, le canal de la Marne au Rhin, passer quelques bosses, parfois sous la pluie, mais le paysage est joli. Je m’autorise un piquenique à base de barres énergétiques (pas terribles) et bretzel (délicieux) à Dossenheim-sur-Zinsel, en compagnie de Shaun le mouton ! Le long du canal, je roule avec Will, un jeune Gallois, qui se rend en Italie pour son premier bikepacking ! Il y a plus fondu que moi !! J’arrive enfin au cœur de Strasbourg, après 133km et 660m verticaux parcourus vraiment tranquillement en 6h30. Il est temps de me rendre à mon hébergement, puis de faire des courses car demain, c’est déjà le retour !
Jour 5 – Strasbourg Paris
Rien ne sert de courir et je pars à point en ce lundi matin : selfie devant le Parlement, puis arrêt chez un vélociste pour vérifier ma chaîne. Il me déconseille l’huile de table… Note pour plus tard : prendre une burette de lubrifiant ! Quelques courses, puis je prends le départ de ma seconde Flèche de France pour Paris à 10h40. La sortie de Strasbourg est mal aisée en raison de travaux d’aménagement et de la pluie qui s’invite. J’ai appris à enfiler ma veste pluie en pédalant mais… j’avais décidé qu’il était inutile d’enfiler mes surchaussures ! Juste avant le déluge, le perron de l’église de Wolfisheim m’abrite pour cette opération nécessitant de quitter ses chaussures. J’ai bien fait, les conditions seront mauvaises un bout de temps. Heureusement, le parcours est « roulant ». Mais à partir d’Obernai, j’attaque l’ascension du Col du Donon qui se fait en 2 temps : d’abord 20km jusqu’à Grendelbruch, puis 10km de Schirmeck au sommet du Col. Une prochaine fois, j’irai voir le temple là-haut ! Sur le papier suivent ensuite 60km descendants. Mais, je n’avance pas ! La route et les conditions sont mauvaises ; le vent de face ne cesse de me freiner. Je suis trempé et transi de froid ! D’ailleurs, je m’arrête dans un abri bus à la Trouche, où j’arrive au bout du rouleau. Restauré et changé, je repars pour… 16km seulement, victime d’une crevaillon (crevaison liée à gravillon frais) alors que j’attaque le raide « chemin de la Creuse » ! Heureusement, je peux gravir l’essentiel, avant de remplacer la chambre et utiliser, sous l’œil admiratif d’un spectateur inopiné, ma mini pompe électrique. Testée auparavant ! 20min plus tard, je repars pour les 65km derniers kilomètres du jour, assez peu roulants. J’ai le réflexe de m’arrêter faire des courses à Vézelise, juste avant la fermeture du G20. L’arrivée à l’étape à lieu à la nuit tombée à Favières vers 20h, un peu en avance sur l’horaire prévu. Repas et repos bien mérités après ces 179km et 1880m de dénivelé positif. Et Weather Impact m’indique que j’ai eu du vent de face 90% du parcours. Je comprends mieux ma fatigue et décide de décaler mon départ à 5h le lendemain.
Jour 6 – le meilleur pour la fin
Après un copieux petit déjeuner, je pars peu avant 5h. Le début du parcours est fantasmagorique sous l’effet de l’excitation, de la fatigue accumulée conjuguées à la lumière lunaire dans le Bois Brûlé. À quelques mètres de mes roues, ma lampe dévoile un sanglier qui se contentera de m’observer. Je me mets à chanter à tue-tête… 1h plus tard, toujours by night, je passe la première difficulté du jour à 9% à Jubainville. Vite suivie par les 3km à 6% de Vaudeville-le-Haut. Il y a aussi des moments plus favorables, comme les 10km descendants jusqu’à Joinville. Mais la température est très fraîche et l’air humide ; j’ai besoin d’une première pause-café-croissant au chaud à l’entrée de la ville. Après Joinville, ça monte à nouveau 3km à 5% et je pense entamer la partie descendante du trajet sur 130km environ. Las, c’était oublier un peu vite mon nouvel ami de la veille, qui m’accompagne plus fort aujourd’hui : Éole ! 1h30 d’efforts plus tard, à la sortie de Montier-en-Der, je fais un pit stop huile de chaine chez Eurotyre ! J’entre ensuite dans l’Aube et ma ravitaille à Chavanges sous la Halle (c)ouverte au vent. Il souffle en effet et avec seulement 123km parcourus à ce moment-là, je sens de la fatigue. Contre toute attente, suit un long « relais » de 3h10 jusqu’à Anglure où je m’arrête et profite d’un répit ensoleillé. Un passant viendra me raconter son expédition vélo jusqu’en République Tchèque. Intéressant ! Une fois reparti, le vent est toujours fort, je suis toujours en prise. Pourtant moins de 2h plus tard, après le beau mur de Béthon (sic) à 6-7%, j’entre en Seine et Marne. L’occasion de me remotiver… raisonnablement, car c’est juste le plus grand département d’Île de France qu’il me faut encore traverser. Il reste alors 93km pour finir, avec une belle difficulté à 8% à Tigeaux et l’ultime montée à Nogent-sur-Marne avant le bois de Vincennes. Quand j’arrive enfin à la Porte de Vincennes à 21h15, je termine cette seconde Flèche de France de 492km et 4083m de dénivelé positif en 34h35. Homologation « Argent », avec une nouvelle journée à 93% vent de face. Pour finir en catégorie « Or », il aurait fallu arriver à 14h. Hors de portée dans ces conditions, donc sans regret !
« … ensemble on va plus loin ! »
Après une période de récupération, les sorties automnales en club et solo reprennent avec quelques glissades qui ne m’avaient pas manquées ! Ma forme culmine lors des Toboggans Meudonnais – merci les huîtres du ravitaillement !
Puis, ma famille me demande d’organiser une randonnée jusqu’au Mont Saint-Michel à la Toussaint. Pour notre premier bikepacking à 5, nous parcourons 270km en 5 jours depuis Nogent-le-Rotrou sur la très belle Véloscénie !
Enfin, en novembre, j’attrape le virus du Dodécaudax au contact des mordus du CTVS (ils/elles se reconnaîtront) … et effectue même un 270km d’enfer en décembre avec Pierre B. et David T. !
Bilan et projet
Sur une période d’activité du 03 mars au 30 décembre, j’atteins un record personnel de distance annuelle, franchissant la barre des 8000 km ! Sur une centaine de sorties, 10 sont supérieures à 200km, dont 2 dépassent 300km. Et du 11 au 16 septembre, j’ai parcouru en solo la distance de 1400km pour 11412m verticaux en homologuant mes 2 premières Flèches de France.
2026 étant une année de préqualification au PBP randonneur, elle sera donc consacrée aux différents BRM requis pour l’inscription ! J’espère aussi m’essayer à une première Diagonale et continuer de rouler « en Europe » : il y a quelque chose d’excitant de passer une frontière en vélo. Et une nouvelle monture est en cours de réflexion, pour passer de 10 à 12 vitesses, plus souples pour les longues distances – sponsor(s) recherché(s) 😂 !
Agenda: Parcours pour le Dimanche 11 janvier
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Jan
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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Agenda: Parcours pour le Dimanche 04 janvier
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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Agenda: Parcours pour le Dimanche 28 décembre
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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Agenda: Parcours pour le Dimanche 21 décembre
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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Agenda: Parcours pour le Dimanche 14 décembre
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14
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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Pour ce weekend, nous proposons egalement les randos club suivantes:
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Agenda: Parcours pour le Dimanche 07 décembre
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07
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Pour ce dimanche, nous proposons les parcours suivants, vous pouvez telecharger le parcours pour votre GPS via les liens openrunner ci-dessous:
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Desertus Bikus : aventures espagnoles de Dominique Crost
Fin avril, j’étais engagée sur la Desertus Bikus, une épreuve consistant à traverser l’Espagne (de Bayonne à Malaga) en autonomie en moins de 7 jours. Chacun est libre de son parcours, il y a 6 points de contrôles obligatoires. C’était un sacré challenge pour moi :
- il sous-entend de savoir mapper,
- il faut obligatoirement traverser les Pyrénées et je suis une quiche dans les côtes,
- le centre de l’Espagne est désertique, ce qui complique les ravitaillements,
- il faut être équipé pour l’été comme pour l’hiver, car la météo dans les déserts n’est pas la même que dans les Pyrénées,
- je ne parle pas un mot d’espagnol.
Mais je n’étais pas au bout de mes surprises.
Episode 1 : le départ mouvementé pour Bayonne
J’ai prévu de me rendre à Bayonne par le train de nuit. Mon paquetage est sur le vélo fin prêt depuis quelques jours. Je pars de Bourg la Reine avec 2 heures d’avance pour la gare d’Austerlitz. À hauteur du boulevard Saint-Jacques, ma roue arrière se bloque, je ne peux plus avancer. Je soupçonne le frein à disque mais pas moyen de débloquer la clé, qui permet de dévisser la roue ; des jeunes s’arrêtent pour m’aider sans y arriver ; je décharge mon vélo (au cas où le blocage vienne du poids du chargement) et finalement je prends un démonte-pneu pour faire levier pour débloquer la clé. Ouf, j’arrive enfin à démonter la roue. Comme je le pensais, le ressort de la plaquette de frein s’est déformé et bloque la roue. J’essaie de le remettre en forme. Ça frotte mais ça roule et il me reste un quart d’heure avant le départ du train : j’abandonne ou je persévère ?
Rien n’est jamais perdu, je repars avec mon vélo qui ronronne, j’arrive à la gare pile à l’heure du départ du train. Et là, SURPRISE: 3 copines du CTVS venues m’encourager avec des panneaux et un délicieux flan. Pas le temps de parler avec elles qui m’attendent pourtant depuis 2 heures, le chef de gare m’ordonne de remonter sur mon vélo pour aller jusqu’à ma voiture (alors que c’est interdit) et embarquer au plus vite !


Je suis dans le train, je partage ma cabine avec d’autres participants de la DB dont Sybile que je suis sur Instagram. Installée sur ma couchette, les émotions se relâchent avec une petite larme de joie en pensant à mes exceptionnelles copines et en savourant leur flan ! Le lendemain, je trouve à Bayonne un vélociste qui change le ressort de la plaquette, me donne des conseils pour la DB qu’il a faite l’année précédente et m’offre un café.
Episode 2 : la Desertus Bikus
Le départ :
Le départ est à minuit dans la nuit du vendredi à samedi à Hasparren, mais il faut y être au moins 2 heures avant. J’y arrive vers 20h, l’attente est un peu longue dans ce gymnase ou certains essaient de dormir, une DJ est aux platines mais personne ne danse. 40% de femmes, ça change des autres épreuves longues distances. Je croise des têtes connues, Camille, Anais, Mauve…, fait la connaissance d’autres comme Yannick et Enora : les discussions portent souvent sur la route du départ : il y a 2 cols possibles ou la route de la côte, plus longue et très ventée.

Premier jour (245 km et 3566m de D+):
Le départ est enfin donné, je suis le conseil du vélociste et choisis le col d’Ibaneta qui passe par l’abbaye de Roncevaux, un col hors catégorie long (environ 15km) mais avec des inclinaisons raisonnables (6% de moyenne). Le paysage est certainement beau, mais il fait nuit, il fait froid, surtout dans la descente du col, il pleut, il grêle. Au petit matin, je rêve d’un bon et copieux petit-déjeuner au chaud : en vain, je me contenterai du fromage et des fruits secs que j’ai emporté. Dans la journée, le vent se lève, un bon gros vent de face. Le paysage est moins montagneux, mais on va enchainer les toboggans. La pluie se calme, il y a même parfois un rayon de soleil. Le temps passe et tous les restaurants sur mon parcours sont fermés. A Viana, une station-service est ouverte : il lui reste un sandwich triangle (les participants de la DB ont dû faire une razzia !), je n’arrive pas à traduire quel est son contenu : tant-pis, je prends, je croque, pouah, c’est infect, ça ressemble à de la salade de museau ! J’arriverai à en manger 2 bouchées et le reste passera à la poubelle. J’arrive à Logrono vers 16h, environ 200km de fait. A la sortie de la ville, je tourne en rond dans un parc puis je finis sur une piste de VTT bien hard : je devrai pousser ou porter mon vélo sur quelques kilomètres. Il faut vraiment que je progresse dans le mapping !
La nuit commence à tomber, je suis toujours en quête de restaurant, je m’arrête à Banos del rio Tobbias dans un bar avec de délicieux tapas : c’est très animé, nous sommes le samedi soir de Pâques, familles et amis sont réunis pour faire la fête. Moi, je suis frigorifiée et fatiguée : j’essaie de trouver un hôtel, mais tout est complet. Je continue et entame la côte suivante. Dans la nuit, j’ai du mal à lire mon GPS (il faudra que je règle cela !) et me perd de temps en temps.
J’arrive vers 11h dans le magnifique petit village de Pédroso, désert sous la pluie. J’aimerais bien pouvoir piquer un somme à l’abri dans l’église. Alors que 4 hommes passent dans la rue, je les aborde pour leur demander s’il y a un hôtel : je connais la réponse, c’est non, mais c’est pour introduire ma question suivante. Je leur demande si quelqu’un pourrait m’ouvrir l’église ou une salle municipale pour que je puisse y dormir avec mon duvet de montagne, expliquant que mon hôtel est 35km plus haut dans la montagne et que je suis fatiguée et frigorifiée (mais cela devait se voir !). Ils téléphonent dans les hôtels des villages environnants, mais tout est complet (je le savais déjà !). Un des hommes me propose de m’emmener au « fronton » : je pensais qu’il s’agissait d’un gymnase comme celui d’Hasparren, mais c’est juste un mur. Donc sans protection du froid et de la pluie. Je n’ai jamais testé mon bivy et je sais qu’on a beaucoup plus froid quand on s’arrête. Tant pis, je vais continuer.
L’homme me dit d’attendre, il téléphone à sa femme, je comprends qu’ils se disputent : Madame n’a pas envie qu’il ramène une étrangère à la maison au milieu de la nuit ! J’essaie donc de m’éclipser discrètement et poliment, mais il me rattrape et m’emmène chez lui. Il m’installe un matelas dans son salon, son épouse se lève, me prépare une tisane, du fromage, des gâteaux, me prête son pyjama en polaire, met mes vêtements mouillés au sèche-linge. Leur nièce, collégienne qui parle 3 mots de français, vient me voir avec une copine. Le lendemain, comme je voulais partir tôt, il se lève à 6h, me ramène mes vêtements secs. Avec Mercedes et Paco, nous ne parlions pas la même langue, mais nous nous sommes compris ; J’ai compris leur humanité, ils ont compris ma gratitude !

Deuxième jour (191 km et 2114 de D+) :
Je pars finalement à 6h40, le temps de faire mon paquetage et de dire au revoir à Paco. J’entame une nouvelle ascension, mais qui, reposée, me parait plus facile, le jour se lève assez vite, nous sommes dans un beau paysage de moyenne montagne. Deux heures et demi plus tard, j’atteins l’hôtel dans lequel je devais dormir et en profite pour prendre un bon petit déjeuner, la salle de restaurant est remplie de participants à la DB.




Je repars sur une belle petite route qui monte avant d’arriver à un lac (à Mansilla de la Sierra) que je dois contourner sur une route mal goudronnée. Les bas cotés sont remplis de neige, je passe à coté d’une station de ski, il fait de plus en plus froid, mais suivront quelques heures très agréables, faciles à pédaler dans un paysage de montagne beau et calme avant de redescendre au premier contrôle.
Celui-ci est à Sad Hill, un cimetière bizarre, celui du film « le bon, la brute et le truand », après quelques kilomètres de gravel. En bas de la colline je trouve un restaurant ouvert, il doit être 14h, j’ai faim, mais je n’arrive pas à manger beaucoup. J’y retrouve Sybile et ses copains, dont c’est la dernière étape car ils rejoignent Madrid[OL1] . Je repars avec eux sur quelques kilomètres.; j’aurai bien voulu trouver des cafés ou pâtisseries ouverts, mais en ce dimanche de Pâques, tout est fermé. L’après-midi est bien agréable, bien ensoleillé avant une averse en soirée.
J’arrive à Ucero, village touristique ( ie avec des restaurants !) vers 19h, mais je dois faire un détour de 15km pour aller au CP1bis (contrôle rajouté[OL2] , l’ermitage de San Bartolomé), la nuit est tombée. Après un long chemin, une barrière, je croise Enora et Yannick, qui m’indiquent que ça devient du gravel plus difficile, mais qu’on peut le faire à pied, ce n’est pas loin… oui et non, ça m’a pris 20 minutes pour faire 3 kilomètres. Je dîne rapidement à Ucero, mon hôtel est à 15km et la réception ferme à 22h. A Burgo de Osma, à 22h30 au premier carrefour, 2 hommes n’attendent plus que moi pour rentrer chez eux , ce sont les réceptionnistes de l’hôtel !!
Troisième jour (196km et 2367m de D+) :
Debout à 5h20, mais obligée d’attendre 6h l’ouverture d’un café pour prendre un bon petit déjeuner. Je partirai finalement à 6h50 pour une magnifique matinée de vélo. Les paysages sont à couper le souffle : la terre ocre avec des promontoires sur lesquels on aperçoit des châteaux, j’ai l’impression d’être dans un western. Ma chaine saute, et je dois desserrer mon système anti-saut de chaine (et oui, je ne savais même pas que j’avais ça sur mon vélo !) pour pouvoir remettre la chaine : c’est quand même un bel endroit pour un arrêt mécanique !

Je continue et retrouve Anaïs, nous nous amuserons sur une merveilleuse descente, à fond, facile et très belle : 4km autour de 50km/h, c’est magique !
Ça devient un peu moins beau et j’ai faim et soif. A l’entrée de Siguenza (km90), l’ami de Pauline, une participante, m’offre un coca bien frais et m’indique le centre-ville ou je trouverai un bon restaurant (délicieuses asperges, saumon et dessert).
L’après-midi est « chiant » : je traverse une réserve naturelle, le paysage est admirable 10 minutes, mais vite monotone tout en collines boisées de conifères, ça n’arrête pas de tourner, de monter, de descendre… je ne rencontre pas âme qui vive sur 60km. Enfin je retrouve une route plus grande, mais toujours pas de restaurant ouvert à la tombée de la nuit.
J’arriverai à Canamarès sans avoir trouvé à manger. J’ai réservé dans un genre d’airbnb : l’entrée est à peine indiquée, mais en bas de l’escalier, il y a six vélos garés. Je monte à l’accueil et demande s’il est possible de manger. Non, l’aubergiste ne prépare rien mais m’indique qu’il y a une cuisine à disposition et va chercher une clé magique : il ouvre une porte dérobée qui donne sur un supermarché fermé : je peux acheter de la charcuterie, des yaourts, du pain, des fruits !
Quatrième jour ( 154km et 1381m de D+) :
Je pars de Canamarès à 7h, je sais que cette étape sera plus facile, alors je prends mon temps ce matin. Une petite pluie le matin, je trouve un café après 35km, c’est le repère des commères du village, ça parle très, très fort. Je continue jusqu’à Almodovar del Pinar, ou je vois un troquet fermer sous mes yeux, je me rabats sur une station-service ou je partage des gâteaux avec une autre participante affamée. Je reprends la route jusqu’à Motilla del Palancar, ou je trouve un vrai restaurant avec nappe qui me sert une délicieuse soupe de lentilles à 3 heures de l’après-midi. Je reprends la route et me perd dans le dédale de la ville, mon GPS m’envoie sur un parcours que je ne veux pas prendre. Le paysage n’est pas folichon, des cultures variées, mais c’est plat, vent dans le dos et je n’ai plus que 75km et 100m de D+, je devrais arriver à l’hôtel à Albacete à 7 heures ce soir !
Episode 3 : l’hospital general
30km plus loin, j’ai soudain très mal au ventre. Heureusement je traverse un petit village, Quintanar del Rey : je m’arrête dans une pharmacie, pliée en deux : le médicament qu’elle me vend n’a pas d’effet, j’ai soif, la pharmacienne me donne une bouteille d’eau, j’espère qu’en dormant, ça ira mieux. Je repère sur internet une auberge à un km et demande à la pharmacie de téléphoner pour s’assurer qu’il y a de la place : je ne me sens pas capable de rouler pour rien. J’arrive à l’auberge. Une jeune femme, Isabelle, qui ne parle qu’espagnol, me demande ce que je veux :
- « me reposer et si ça ne va pas mieux appeler un médecin »,
- « ici, les médecins ne se déplacent pas, viens avec moi »,
Elle m’emmène au centre médical ou je passerai devant tout le monde ; le médecin après examen et après m’avoir donné une piqure d’anti-douleur, appelle une ambulance, une personne dans la salle d’attente parlant français aide à la traduction. Isabelle, qui m’avait attendue, me ramène au vélo ou je prends mes papiers et les chargeurs de téléphone, pendant que l’ambulance arrive. Sur le tracker de la DB, ma sœur pense que je roule bien à 45km/h !
L’ambulance m’emmène vite à l’Hospital général d’Albacete. Ma sœur et une copine du CTVS ne comprenne plus pourquoi je roule à 120km/h.
Aux urgences, les douleurs atroces reprennent, après une radio et une échographie, on pense qu’il s’agit d’une inflammation de la vésicule biliaire. Je suis hospitalisée, sédatée, mise sous antibiotique et finalement chouchoutée par le chef de service qui est le seul à parler un peu français et un peu anglais, s’étonne que je voyage seule, et surtout s’étonne du résultat de mes analyses. Il passe me voir de plus en plus souvent et décide de me faire passer un scanner en urgence à 11h du soir. On verra une perforation du duodenum avec septicémie, je suis opérée dans le quart d’heure !
Je passerai 15 jours à l’hôpital : je m’habituerai au rythme décalé des espagnols, aux familles bruyantes présentes toute la journée, à l’usage qui veut qu’un membre de la famille reste dormir dans le fauteuil au pied du lit, aux soirs de matchs de foot, au bruit toute la journée jusqu’à minuit (je reconnais honteusement que dès que j’ai pu me lever, j’ai caché la télécommande du téléviseur de la chambre commune à 3 personnes dans le tiroir de ma table nuit).
Je ne vous raconterai pas plus le détail de cette aventure, l’effet des calmants à haute dose ou le black-out électrique pendant lequel mon fils a déambulé dans Madrid alors qu’il essayait de me rejoindre, car cela n’a plus grand-chose à voir avec le vélo.
Mais de cette dernière aventure, je garderai en mémoire l’humanité des personnes que j’ai rencontrées et en particulier Isabelle et le professeur Cascales qui m’ont sauvé la vie et la confirmation que le voyage à vélo permet de rencontrer des personnes extraordinaires.
Pour la fin de la DB, ce n’est pas moi qui vous la raconterai, car je ne suis pas inscrite pour l’édition 2026, qui, parait-il, sera la dernière.
